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Gestion des conflits

Gestion des conflits par l’approche systémique qui elle considère qu’un comportement a toujours un sens en fonction de son contexte. Il y a interaction et relation entre l’environnement et un comportement particulier. Cela explique que le comportement évolue et se modifie suivant les personnes, le moment…

 

Cela explique aussi que les ressentis face à un enfant peuvent être différents d’une personne à une autre.

Il faut que chaque animateur soit au clair avec cela et garde à l’esprit que même s’il ne doit pas faire de différence, il y a forcément des comportements vers lesquels on se tourne plus facilement, et d’autres que l’on ne peut pas traiter ou supporter, ceci en corrélation avec ses propres comportements et son vécu.

 

L’enfant doit être reconnu dans ses besoins, ses attentes, qu’il exprime de façon consciente ou non. Son comportement est une forme d’expression. Il a besoin d’être entendu et réellement écouté pour canaliser sa  frustration.

Il y a ce que l’on voit, ce que l’on perçoit, et le côté invisible de la situation (l’environnement, les antécédents, une situation en amont…), telles les racines d’un arbre.

Face à une situation difficile, l’animateur doit prendre en considération tout cela et mettre en place une écoute active, réelle. Ce n’est pas un adulte « tout puissant », mais en réelle situation d’équité, pour comprendre.

Ceci en restant dans le cadre et les limites posées par l’adulte et dont il a l’entière responsabilité.

 

Tout ne se règle pas à chaud et il peut être intéressant, voir nécessaire de prendre le temps pour que les choses s’apaisent avant de revenir sur des faits.

Mais au-delà de l’écoute active, il peut être intéressant et nécessaire de faire de la prévention, repérer des situations, des « montées en frustration » et permettent de les évacuer ou de les détourner : donner des responsabilités par exemple peut être une des solutions possibles. On peut également apporter des solutions, des idées, passer un contrat afin de canaliser ou au contraire apporter d’autres techniques pour évacuer une violence, prendre du recul sur une situation.

Les règles et le cadre sont également des outils de cette prévention. Ils sont posés avec des consignes positives et les demandes formulées, ou les rappels à la règle, doivent être faites avec des termes et des mots concrets.

 

Face à une situation difficile, une demande, une sollicitation, même si elle paraît minime pour l’adulte, il faut prendre le temps d’accompagner, d’accueillir ce qui est vécu par l’enfant plutôt que de le stopper, ce qui n’aura comme autre conséquence que d’entraîner une nouvelle frustration et, à terme, avoir l’effet inverse, c'est-à-dire alimenter le conflit, cette frustration.

 

L’adulte doit être présent et il se doit d’écouter réellement l’enfant qui vient chercher de l’aide auprès d’un adulte, quelque soit la demande de l’enfant qui pour lui est forcément quelque chose d’important.

Il faut revenir sur son problème et pouvoir également y revenir au moment où tout va bien.

L’adulte, seul ou en équipe, doit également prendre le temps et avoir la capacité de prendre du recul pour comprendre un geste, une situation… à travers un comportement, un signe, une situation, l’enfant envoie un message.

 

Enfin, l’adulte ne doit pas être dans un jeu de pouvoir, à tout vouloir contrôler, diriger ou menacer par des punitions. La relation doit être d’égal à égal avec, pour l’adulte, seule la responsabilité en plus.

L’adulte doit accompagner, montrer, expliquer, et comprendre avant de sanctionner une faute commise et reconnue, qui se réfère forcément à une règle.

 

La frustration passe également par la gestion du quotidien par l’adulte tout puissant comme lorsqu’il annonce qu’il faut ranger et partir. L’adulte doit au contraire penser à prévenir : prévenir que l’on va bientôt ranger, qu’il faut penser à finir son jeu… que « vous pouvez commencer à ranger »…

Ainsi l’enfant pourra prendre le temps de faire sa propre transition.

 

Dans certaines situations, il est nécessaire d’avoir un médiateur. Le médiateur ne sait pas ce qui s’est passé et doit être neutre. Il ne prend pas parti. Il reformule et questionne pour amener les partis à trouver des solutions eux-mêmes, entre eux. Ce n’est pas au médiateur de proposer des solutions.

Avant toute chose, il est important d’expliquer les objectifs de la médiation et de reposer le contexte en posant la question « qu’est-ce qui s’est passé ? »

 

A savoir que certains comportements sont dus à l’immaturité d’une partie du cerveau servant à gérer les émotions. C’est pour cela qu’un « tout petit truc » peut être très important pour l’enfant et qu’il faut le traiter comme tel.